Poem fractal

Side by side

Random

0.066 apart. A smaller distance means the lines are built more alike.

This number is read from the build of the lines. The bright edge is that number, carried outward until the pattern repeats.

On the Nature of Love

by Wilfrid Scawen Blunt

0.5598 + 0.6134i

Drawing the boundary…

Les Métamorphoses du vampire

by Charles Baudelaire

0.6119 + 0.5722i

Drawing the boundary…

The poems

Each poem scrolls on its own, so the two texts stay beside each other.

On the Nature of Love

by Wilfrid Scawen Blunt

You ask my love. What shall my love then be? 
A hope, an aspiration, a desire? 
The soul’s eternal charter writ in fire 
Upon the earth, the heavens, and the sea? 
You ask my love. The carnal mystery 
Of a soft hand, of finger-tips that press, 
Of eyes that kindle and of lips that kiss, 
Of sweet things known to thee and only thee? 
You ask my love. What love can be more sweet 
Than hope or pleasure? Yet we love in vain. 
The soul is more than joy, the life than meat. 
The sweetest love of all were love in pain, 
And that I will not give. So let it be. 
—Nay, give me any love, so it be love of thee.

Les Métamorphoses du vampire

by Charles Baudelaire

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:

— «Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi!»

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
À mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.

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