Poem fractal

Side by side

Random

0.118 apart. A smaller distance means the lines are built more alike.

This number is read from the build of the lines. The bright edge is that number, carried outward until the pattern repeats.

Les Métamorphoses du vampire

by Charles Baudelaire

0.6119 + 0.5722i

Drawing the boundary…

Fayre eyes

by Edmund Spenser

0.5336 + 0.6601i

Drawing the boundary…

The poems

Each poem scrolls on its own, so the two texts stay beside each other.

Les Métamorphoses du vampire

by Charles Baudelaire

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:

— «Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi!»

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
À mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.

Fayre eyes

by Edmund Spenser

Fayre eyes, the myrrour of my mazed hart, 
what wondrous vertue is contaynd in you, 
the which both lyfe and death forth from you dart 
into the obiect of your mighty view?
For when ye mildly looke with louely hew,
then is my soule with life and loue inspired 
but when ye lowre, or looke on me askew, 
then doe I die, as one with lightning fyred.
But since that lyfe is more then death desyred,
looke euer louely, as becomes you best, 
that your bright beams of my weak eies admyred, 
may kindle liuing fire within my brest.
Such life should be the honor of your light,
such death the sad ensample of your might.

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