Poem fractal

Side by side

Random

0.117 apart. A smaller distance means the lines are built more alike.

This number is read from the build of the lines. The bright edge is that number, carried outward until the pattern repeats.

Les Métamorphoses du vampire

by Charles Baudelaire

0.6119 + 0.5722i

Drawing the boundary…

Men call you fayre

by Edmund Spenser

0.6015 + 0.6883i

Drawing the boundary…

The poems

Each poem scrolls on its own, so the two texts stay beside each other.

Les Métamorphoses du vampire

by Charles Baudelaire

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:

— «Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi!»

Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
À mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.

Men call you fayre

by Edmund Spenser

Men call you fayre, and you doe credit it,
  For that your seife ye dayly such doe see:
      but the trew fayre, that is the gentle wit,
   and vertuous mind, is much more praysd of me.
For all the rest, how euer fayre it be,
   shall turne to nought and loose that glorious hew:
   but onely that is permanent and free
   from frayle corruption, that doth flesh ensew
That is true beautie: that doth argue you
   to be diuine and borne of heauenly seed:
   deriu’d from that fayre Spirit, from whom al true
   and perfect beauty did at first proceed.
He onely fayre, and what he fayre hath made,
   all other fayre lyke flowers vntymely fade.

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